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Le cinéma, d’hier à aujourd’hui !

D’où vient le cinéma ? Comment a-t-il évolué ? Comment réalise-t-on un film ? Quelles sont les nouvelles techniques ? Voici quelques informations et vidéos complémentaires de l’exposition

Les débuts du cinéma

Les frères Lumière

En cette fin de décembre 1895, on vient se réchauffer au Grand Café de Paris et découvrir une nouvelle invention : le cinématographe. A la fois projecteur et capteur d’image, cet objet inventé par les Frères Lumières permet aujourd’hui d’être plongé dans des aventures plus vraies que nature. Mais au début, ce n’était rien moins qu’une photographie animée.

Quels films évoquent l’art de Méliès ?

Si les frères Lumière inventent la machine, c’est Georges Méliès qui invente le cinéma comme manière de raconter des histoires. Avec le Voyage dans la Lune (1902), adaptation d’un roman de Jules Verne, il utilise un scénario et réalise des croquis, que l’on appellera plus tard storyboard. Le film de Martin Scorses, Hugo Cabret (2011), raconte cette histoire en ajoutant un peu de magie mais sans trahir l’esprit de ce précurseur.

Le cinéma était-il vraiment muet ?

Plusieurs procédés sont essayés dès le XIXe siècle et au début du XXe siècle. La qualité des enregistrements reste cependant mauvaise et l’on préfère les orchestres. Les films « muets » contiennent des dialogues écrits. Et les bobines de films sont souvent accompagnées d’une partition à jouer pour renforcer l’émotion et les moments importants. Le succès du Chanteur de Jazz (1929), premier film parlant et surtout musical, met les musiciens en colère car ils craignent de perdre leur emploi !

Effets spéciaux : les décors

Le réalisateur Alfred Hitchcock sur un tournage.

Sur le tournage de Star Wars

Sur le tournage de Inception

Comment créer des décors numériques ?

After effect d’Adobe ? ou Blender ? Pas seulement. Pour chaque composante d’un décor, il existe des logiciels spécifiques de modélisation. Parmi eux, il y a VUE D’ESPRIT pour les décors et POSER pour les personnages. Ces logiciels sont utilisés à Hollywood, comme dans la publicité et les jeux vidéo. Dans le tutoriel ci-dessus, on vous explique comment créer une prairie à partir d’un brin d’herbe que l’on démultiplie et fait bouger.

Qui fait quoi ?

Chaque texture a son spécialiste. Certains sont spécialisés dans l’ajout de foules, l’ajout de fumée, l’ajout de verdure. Ce sont donc souvent plusieurs personnes qui travaillent à la réalisation de décors très élaborés. Parmi eux, certains ne s’occupent que des fluides  (flammes, eau, poussières).

Les ajouts de décors numériques sont-ils nécessaire ?

Aujourd’hui une part grandissante des décors est réalisée par ordinateur. Pour le film Le Loup de Wall Street réalisé par Martin Scorsese en 2013 (un film sur l’éclat et la chute d’un trader new-yorkais), le studio Brainstorm Digital a réalisé l’ajout de décors et d’acteurs pour réaliser des mouvements de caméra impossibles à créer avec de simples grues.

Effets spéciaux : les personnages

Andy Serkis : le maître de la motion capture !

Parmi les personnages du film Les aventures de Tintin (2011), le capitaine Hadock est incarné par Andy Serkis. C’est lui aussi qui a interprété le personnage de Gollum dans le Seigneur des Anneaux (2001) et le Leader Suprême Snoke dans Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (2015). Il a interprété le singe géant dans King kong (2005) et le singe plus petit de La planète des singes (2011). Il est à la fois un pionnier dans ce domaine et il est considéré comme le plus talentueux !

Entre animation et cinéma …

Pour Les Aventures de Tintin (2011), Steven Spielberg et Peter Jackson ont utilisé la même technique que dans le film Avatar de James Cameron : la MOTION CAPTURE. Pourtant, le premier est un film d’animation tandis que l’autre est un film de fiction. Dans cette vidéo tournée au studio Weta Digital (qui a aussi créé le personnage Gollum du Seigneur des Anneaux) l’acteur incarnant le personnage de Tintin simule la course d’une moto, un vol plané et chevauche un mécanisme sensé reproduire les mouvements d’un dromadaire !

Avatar – un défi technique

Chacun des mouvements du visage (cf. points lumineux sur le visage) est capturé et transmis au personnage virtuel. Dans la vidéo ci-dessus, James Cameron explique les difficultés de la technique utilisée pour la réalisation du film Avatar (2009). Difficile par exemple de s’approcher trop près l’un de l’autre lorsque la caméra est fixée juste devant le visage de l’acteur !

Les mouvements au cinéma

Caméraman, un métier dangereux ?

La caméra virevolte entre les acteurs, les véhicules et les décors. Cette vidéo de démonstration des atelier Pursuit System montre les différentes possibilités de filmer en conduisant une voiture. Filmer en conduisant, c’est aussi dangereux. Un caméraman l’a d’ailleurs payé de sa vie en 1999, lors du tournage de Taxi 2. Cela demande de grandes compétences de pilotage et une maîtrise du véhicule pour que le réalisateur obtienne les plans souhaités.

Caméra et programmation

On appelle match moving la technique qui consiste à reproduire virtuellement ou en studio des mouvements de caméra identiques. On utilise pour cela des logiciels ou des grues motorisées, commandées par ordinateur. Ainsi, on pourra plus facilement combiner la scène virtuelle et la scène réelle. Tout ceci demande une grande précision avant le tournage, pour préparer le mouvement de caméra, et après lorsqu’on ajoute des effets.

Mouvements aériens

Pour filmer des plans aériens, on utilise de plus en plus souvent des drones. Une autorisation est nécessaire. Les drones pour embarquer une caméra de qualité coûtent cher. Et il faut payer la licence qui permet d’apprendre à piloter ce genre d’engins. Mais, il a un avantage. Il permet d’avoir des points de vue originaux, impossibles à obtenir avec un hélicoptère.

Musique au cinéma : la comédie musicale

Michel Legrand

La comédie musicale plonge ses racines dans l’opéra. Certains ont été adaptés comme la célèbre Carmen de Bizet devenant dans les années 1950, Carmen Jones d’Otto Preminger, une version jazz, moderne et réussie. Le jazz a beaucoup inspiré le compositeur français, Michel Legrand. On connaît obligatoirement les airs qu’il a composés pour Jacques Demy dans Les parapluies de Cherbourg (1964), Les demoiselles de Rochefort  (1967) ou encore Peau d’âne  (1970). Dans cette vidéo, Michel Legrand (piano) rencontre un autre grand compositeur américain de musiques pour film, John Williams (chef d’orchestre ici).

Busby Berkeley : chorégraphies et géométrie !

Suite la 1ère guerre mondiale, Busby Berkeley dirige des parades militaires en France. Puis sans avoir pris la moindre leçon de danse, il devient chorégraphe à Broadway avant d’être recruté à Hollywood par la MGM. Il aime travailler avec une seule caméra et pense le montage avant de filmer. Avec lui, un bibelot posé dans un décor devient paysage et les jambes des jeunes femmes forment d’extraordinaires figures géométriques. Des claquettes aux coupes de cheveux, la séquence chorégraphiée par Busby Berlkeley pour Dames (1934) incarne ce style particulier.

Mash-up : les musiques de film remixées

Les films musicaux d’hier font les vidéos musicales d’aujourd’hui avec l’australien Nick Perth, à l’initiative de Pogomix, un maître du mash-up ! Cette technique consiste à modifier et mélanger des extraits de musiques, des images, des morceaux de dialogues d’un film pour créer une oeuvre nouvelle. Attiré par les univers fantastiques, il a commencé à être connu avec son remix de Blanche Neige et les Sept Nains (1937).

Les affiches de cinéma

Le peintre et illustrateur américain Drew Struzan a réalisé au cours de sa carrière plus de 150 affiches de film.