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Des artistes comme Blu, Shepard Fairey, Banksy, Vihls, Invader ou encore JR sont de véritables globe-trotters. On les retrouve dans les principaux spots du monde. Il existe également des réseaux d’échanges de stickers et de mosaïques qui permettent aux artistes de diffuser leur travail très largement sans faire le voyage. Des événements comme le «Meeting of Styles» initié par des artistes à Wiesbaden en 2002 et se déroulant dans plusieurs villes à travers le monde, promeuvent l’échange entre les cultures grâce au street art et aux cultures urbaines.

– Cet article regroupe des photographies et vidéos de promeneurs avisés, merci pour leur partage ! –

BERLIN

– Allemagne –

 

Le mur de Berlin était déjà réputé dans les années 1980 pour ses graffitis, certaines sections ont d’ailleurs été restaurées pour constituer l’« East Side Gallery ». Le Mauerpark conserve une section de l’ancien mur de Berlin où les graffeurs peuvent s’exercer en toute légalité.
Berlin s’étend sur un territoire huit fois plus grand que celui de Paris. Depuis la chute du mur de Berlin, c’est une ville en réhabilitation laissant des espaces libres et désaffectés disponibles au cœur des quartiers populaires comme Kreuzberg, Friedrichshain ou Prenzlauer Berg, quartier jeune et branché.

LONDRES

– Royaume-Uni –

 

Après une forte activité industrielle, l’est de Londres est devenu dans les années 1990 un espace accueillant pour les artistes. La ville de Londres est devenue pleinement consciente de l’impact touristique au point de mettre les fresques de Bansky sous plexiglas pour les protéger du vandalisme.
Si le street art londonien est né à Shoreditch, le nombre d’œuvres est important notamment à Blackhall Street, Old Steet, High Street, Great Eastern Street ou Brick Lane et Holywell Lane. Le tunnel de Leake Street près de Waterloo Station et le quartier de Brixton sont également très réputés. Un festival artistique s’y déroule chaque été.

LISBONNE

– Portugal –

 

Pour redynamiser la ville dont des dizaines d’immeubles ont été abandonnés durant la crise économique, et pour accompagner les pratiques artistiques urbaines, le Crono project a été lancé en 2008 par le biais de la Galeria de arte urbana, rattachée au service du patrimoine culturel de la mairie de Lisbonne.
Parmi les spots intéressants, citons la rua das Murtas, l’avenida Fontes Pereira de Melo, la Calçada da Glória, l’avenida Dom Afonso Henriques ou encore la LX Factory. Les habitants et artistes ont également investis les conteneurs de déchets et les camions de ramassage des ordures.

ISTANBOUL

– Turquie –

 

Initié en 2007, le street art Festival d’Istanbul a attiré de nombreux artistes internationaux. Au delà des fresque murales, les pochoiristes y sont nombreux et souvent engagés.
Le quartier Kadiköy a été particulièrement investi, celui-ci étant en cours de réhabilitation et accueillant de nombreux cafés et boutiques. De nombreux artistes ont aussi investi l’espace à proximité de la rue marchande d’Istkilal et du métro, dit le Tünel. Le quartier de Karaköy, situé dans la Corne d’Or, a vus se déployer de nombreux graffitis autour du Musée d’Art Moderne.

NAIROBI

– Kenya –

CAPE TOWN

– Afrique du Sud –

 

Le quartier populaire de Woodstock est considéré comme le l’épicentre du graffiti. L’art urbain est né alors que la ségrégation était forte comme la revendication de pouvoir s’exprimer librement. Il y avait peu d’espaces d’exposition et de galeries à Cape Town. Beaucoup d’artistes en ont été exclus jusqu’au milieu des années 1990. L’art s’est donc développé sur les murs de Kwa-Langa et du centre ville.
Aujourd’hui, il est un moyen de créer du lien entre les cultures, mais également d’alerter les habitants pour la protection de la faune et de la flore sauvages.

NEW-YORK

– États-Unis –

PHILADELPHIE

– États-Unis –

 

La ville a fait appel en 1984 à Jane Golden, une artiste muraliste pour inciter les jeunes à exploiter leur talent pour le bien des habitants.
En 1996, la ville reconnaît officiellement le Mural Arts Program (MAP), qui s’est constitué en association sans but lucratif. Chaque fresque est l’occasion de rassembler artistes et habitants d’un quartier autour d’une thématique souvent liée au «vivre ensemble».
Le programme MAP travaille avec 50 à 100 communautés selon l’année pour réaliser des fresques géantes qui reflètent la culture et l’état d’esprit des quartiers.

LOS ANGELES

– États-Unis –

 

La ville était devenue un refuge pour des steet artists qui avaient fui la rigueur de New York au milieu des années 1980 jusqu’au «mural moratorium» de 2002. La ville a souhaité réguler les publicités peintes sur les murs et cela a précarisé la situation des artistes muralistes.
Ces contraintes administratives n’ont cependant pas empêché les artistes de continuer dans les quartiers autour de Melrose et Fairfax, considérés comme épicentre du street art à LA. Certaines impasses sont également très investies de même que Los Angeles river, canal aux parois de béton, à côté duquel se situe le LA Arts District, espace informel où se concentrent les plus belles réalisations.

MEXICO

– Mexique –

 

Le street art à Mexico raconte d’espoir, la haine et la résistance de ses habitants face à un quotidien violent avec un humour inspiré des cultures populaires. Des pochoirs ont par exemple accompagné les manifestations d’enseignants et d’étudiants en 2013. Les représentations picturales mêlent les couleurs vives aux teintes noires et rouges pour se révolter contre les cartels de la drogue. A la différence d’autres villes, ces œuvres sont plutôt réalisées pour les habitants en réaction à leur quotidien que pour les touristes ou pour embellir un quartier.

SAO PAULO

– Brésil –

VALPARAISO

– Chili –

 

Les rues multicolores de cette ville portuaire chilienne sont couvertes de fresques depuis que l’association Cerro Polanco, créée en 2009 et majoritairement constituée de jeunes issus du quartier, a eu l’idée de créer un festival de Graffiti. Ils ont obtenu le soutien des pouvoirs publics.
Des habitants enthousiastes ont mis à disposition leurs murs, suivis plus tard par d’autres d’abord réticents. Les retombées économiques liées au tourisme sont importantes depuis 2012. Par ailleurs, la délinquance et le trafic de stupéfiants ont considérablement diminué.

BUENOS AIRES

– Argentine –

 

A l’arrivée au pouvoir des militaires en 1976, ceux qui peignent sur les murs s’exposent à la torture et à la mort. Pourtant, dès 1983, les mères de la Place de Mai utilisent les murs pour dénoncer la disparition de leurs proches. Leur emblème, le foulard blanc sans tête, est encore présent sur les murs tandis que les maisons des anciens tortionnaires non-condamnés sont régulièrement bombardées de peinture.
Depuis les années 2000, les propriétaires ont permis aux artistes de décorer leurs bâtiments. Ceux-ci reçoivent le soutien de plusieurs associations et institutions dont ART3 qui a financé plusieurs centaines d’œuvres à Tres de Febrero. Buenos Aires compte des milliers de fresques sur les maisons, les écoles et même sur les églises !

MELBOURNE

– Australie –

 

Depuis les années 70, la capitale culturelle de l’Australie, et plus particulièrement le quartier de Hosier Lane, a été investie par les graffeurs inspirés par le style new-yorkais. Puis au tournant des années 2000, les pochoiristes ont été promus grâce à un festival dédié au Stencil Art de 2004 à 2010.
Le street art y est présent aujourd’hui dans ses formes les plus diversifiées, du graffiti aux installations. La ville de Melbourne distingue cependant fortement le street art (autorisé) qu’elle promeut et parfois finance, du graffiti (non autorisé) et des tags qu’elle efface systématiquement à travers «the Graffiti Management Plan».

SINGAPOUR

– République de Singapour –

PENANG

– Malaisie –

 

Si le street art est rare en Asie, les villes internationales comme Bangkok deviennent de nouveaux espaces d’exploration. En Malaisie, la ville de Penang avait d’abord mis en place une série de sculptures « Marking Georgetown » racontant l’histoire de Georgetown, installée pour marquer l’inscription de la ville au patrimoine mondial de l’UNESCO.
En 2012, un festival de street art invite l’artiste lituanien Ernest Zacharevic dont les installations font interagir peintures murales et objets du quotidien (moto, tabouret, balançoire). A l’initiative du festival international de street art Urban Xchange, plusieurs artistes contribuent à faire de Georgetown une galerie d’art à ciel ouvert.